
Les festivités de « Lille 2004 , capitale européenne de la culture » débutent samedi 6 décembre tout comme l’exposition organisée par la galerie Schèmes en parallèle aux manifestations officielles. La galerie invite des artistes régionaux à exposer sur une déclinaison de thèmes liés à « Lille 2004 ». Schèmes s’implique d’autant plus qu’elle fête ses vingt-cinq ans d’existence. Parmi les vingt-sept artistes conviés à l’exposition intitulée Floralies, Nathalie Delecour, originaire de Cassel.
A 44 ans, elle s’adonne aujourd’hui à sa passion de toujours à Hondeghem. « J’ai commencé à peindre sérieusement voilà 16 ans, au moment où j’attendais ma fille. Déjà petite, je peignais sur bois et mes parents m’ont transmis leur passion de l’art », explique-t-elle.
Cette autodidacte a pour thèmes de prédilection les bouquets de fleur et les femmes au chapeau. « J’ai exercé le métier de secrétaire de direction pendant trois ans. C’était un accident. Mon licenciement a été en quelque sorte un tremplin vers la peinture », confie-t-elle.
L’artiste peintre utilise des couleurs chaudes comme le jaune et le rouge, donnant une certaine luminosité à ses œuvres. Elle explique que ces couleurs amènent de la gaieté et rendent ses tableaux plus poétiques.
Une passion transmise par ses parents
Nathalie Delecour présentera entre cinq et dix toiles chez Schèmes. Elle collabore avec cette galerie depuis 1997. « Schèmes aime les artistes et met en avant les artistes régionaux ce que ne fait pas Lille 2004 », précise t-elle. Sa première exposition remonte à 1991. « Je me souviens avoir poussé la porte des galeries avec mon landau. J’ai eu des années de galères mais la passion est plus forte. J’ai même travaillé à mi-temps pour payer ma peinture », raconte-t-elle.
Bientôt une artiste internationale
Depuis qu’elle expose régulièrement en Flandre mais aussi à Paris, notamment avec les artistes indépendants. En novembre 2002, une galerie a pris contact avec elle pour faire découvrir sa peinture à Boston aux Etats-Unis. Le projet a été repoussé. « J’ai mis ma carrière entre parenthèses lorsque mon père a eu des ennuis de santé. Il rêvait de venir à Boston voir mon exposition », déclare l’artiste, très touchée par le récent décès de son père.
Elle a depuis repris couteau et chiffon pour préparer son exposition à la galerie d’art du Palais au Touquet. Entre temps, elle retrouvera la terre de son enfance puisqu’elle exposera à Cassel en mars à la galerie de l’hôtel d’Halluin.