2009

L’une habite Hondeghem, l’autre Saint-Sylvestre-Cappel mais c’est à Cassel qu’elles ont choisi d’associer leur talent pour ouvrir un espace d’exposition temporaire à quelques pas de la porte d’Aire le temps d’un été. Les deux peintres parlent de retour aux sources. Elles ont toutes les deux grandi à Cassel, une ville « où les gens se promènent, où ils sont détendus ». « C’est une ville d’art », poursuit Nathalie Delecour. L’Hondeghemoise, contrairement à Kentia Lebleu, vit de son art puisque c’est son seul métier. Cette exposition d’été dans une petite maison de caractère relève pour elle du test.

Saura-t-elle attirer suffisamment de monde dans la galerie

temporaire pour en faire une galerie permanente ? Réponse à la fin juillet. « Il faut développer les galeries à Cassel. Je regrette la fermeture de la galerie des antiquaires » avance-t-elle, cette fois déterminée à créer sa propre galerie « pour ne plus dépendre des autres » .

L’exposition qui est ouverte depuis le week-end dernier regroupe les toiles des deux amies. La technique diffère : Kentia Lebleu ne jure que par l’acrylique qui donne de la matière à ses toiles tandis que Nathalie Delecour marque ses effets grâce à la peinture à l’huile.

Mais l’intérêt pour les couleurs chaudes est partagé avec une dominance du rouge.

Nathalie Delecour, qui avait délaissé ces tons en même temps que ses bouquets et ses ambiances provençales pour les tons hivernaux des paysages marins, revient vers les couleurs chaudes. Dans le même temps, Kentia Lebleu s’essaie au noir et blanc avec des portraits de personnages en mouvement. Les deux femmes sont animées par la même passion : « S’amuser avec les couleurs, chercher toujours de nouveaux effets ».

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